1- Quand les prairies expriment une fertilisation en sous-nutrition :

Pour mieux comprendre la fertilité des prairies, Agronomie Terroirs s’est rendu près de Lourdes, dans un champ en légère pente où le fumier répandu libère son précieux lixiviat.

L’herbe, d’un vert éclatant, absorbe activement les éléments minéraux contenus dans ce lixiviat, révélant la richesse et la fertilité du sol à cet endroit précis.

À proximité, la prairie présente un contraste frappant : le jaune domine, indiquant un déficit de fertilisation. Cette couleur constitue un indicateur visuel de la nécessité d’apports pour restaurer la fertilité de la prairie et maintenir une production herbagère optimale


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2 – Comment travailler et favoriser la fertilité d’un prairie selon Agronomie Terroirs


 Les prairies, qu’elles soient exploitées en fauche ou en mixte (pâture et fauche), sont souvent utilisées sans que la restitution des nutriments soit suffisante, ce qui entraîne une dégradation progressive de la fertilité du sol.

Lorsqu’elles sont intégrées dans une rotation culturale, les prairies jouent un rôle essentiel de régénération du sol. Pour préserver cette fonction, il est primordial de les nourrir correctement, afin de ne pas compromettre la fertilité de la parcelle agricole.

Les parcelles où les prairies sont « mal soignées », c’est-à-dire insuffisamment fertilisées, présentent fréquemment des carences en phosphore et en potasse, comme le montrent les analyses de sol. Sur le terrain, ces carences se répercutent souvent sur les cultures suivantes, qui montrent des signes visibles de manque de potasse.

Il est donc crucial d’assurer une fertilisation adaptée pour maintenir la santé et la productivité des prairies, et par extension, optimiser les rendements des cultures qui suivent.

Dans un autre article nous abordons comment traiter les prairies et soigner leur fertilité, suivez le lien : Santé des prairies : Ne pas oublier de soigner la fertilité