Couvert végétal : Problème sur féverole.

On est hiver 2016. En Béarn (dpt 64), chez Bruno Laborde Loustau (sol limoneux brun d’alluvions).

En Bigorre, chez Thierry Lasserre (sol limono-argileux d’alluvions) et chez René Fréchou (sol limoneux caillouteux). Nous observons une chose étrange, sur une même parcelle, il y a des zones où la féverole est jaune et un autre endroit, la féverole est verte… Qué pasa ?

Comparaison de la féverole verte et jaune vis- à- vis des nodosités

Féverole jaune : pas de nodosité

Féverole verte : présence de nodosités

Couvert végétal avec légumineuses et nodosités

Agronomie Terroirs travaille aux côtés de Jean Hinault, pédologue chimiste spécialiste des sols. Lorsqu’on rencontre des difficultés sur le terrain avec un agriculteur ou un vigneron, je n’hésite pas à l’appeler.

.« Allo, Jean, on est sur des alluvions, d’un côté j’ai une féverole jaune, qui ne présente pas de nodosité, de l’autre, la féverole verte, présente des nodosités. Et puis, chez Thierry Lasserre ou Bruno Laborde Loustau, là, où la féverole est jaune, le maïs, il est souvent moins joli. Peux-tu nous éclairer ? ».

Après quelques minutes de réflexion … « Les nodosités ont besoin de molybdène. En sol acide, le molybdène est peu soluble. Il faudrait voir le pH de chaque côté » dit Jean.

Verdict, après analyse du pH du sol

Voici un résultat, sachant que pour les 3 cas, nous avons eu les mêmes différences.

Dans chaque cas, là où la féverole était jaune, et le maïs souvent décevant, le pH était plus faible. Bien entendu, dans les 3 cas, le chaulage était de rigueur, pour toute la parcelle.

Dans les analyses de parcelle, la moyenne de la parcelle ne permet pas de soulever les problèmes.
Il est donc important dans les analyses hivernales, d’analyser une zone homogène (soit zone à problème, soit zone représentative de la parcelle), pour savoir ce que l’on analyse, et ne pas faire une moyenne qui ne veut rien dire.

Merci à Bruno, Thierry, René et Jean pour le partage de ces observations et résultats.
Emmanuelle Choné